22.04.2006

Quelques unes des citations les plus célèbres de Napoléon sur

Lui Même

«Le pouvoir c'est en artiste que je l'aime.»

«La guerre a été dans mes mains l'antidote de l'anarchie.»

«Je n'ai jamais fait de conquêtes qu'en me défendant.
L'Europe n'a jamais cessé de combattre la France à cause de ses principes.
J'étais forcé d'abattre sous peine d'être abattu.»

«Une puissance supérieure me pousse à un but que j'ignore;
tant qu'il ne sera pas atteint je serai invulnérable, inébranlable;
dès que je ne lui serai plus nécessaire, une mouche suffira pour me renverser.»

«Ce n'est pas comme général que je gouverne,
mais parce que la Nation croit que j'ai les qualités civiles propres au gouvernement.»

«Je ne tiens pas la couronne de mes pères mais de la volonté de la nation qui me l'a donnée.»

«Mon pouvoir tient ma gloire et ma gloire aux victoires que j'ai remportées.
Ma puissance tomberait si je ne lui donnais pas pour base encore de la gloire et des victoires nouvelles.
La conquête m'a fait ce que je suis, la conquête seule peut me maintenir.»

«Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour prendre celle du renard.»





Les Hommes

«On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus.»

«Les hommes sont comme les chiffres, ils n'acquièrent de valeur que par leur position.»

«Les grands hommes ne sont jamais cruels sans nécessité.»

«Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle.»

«Les hommes qui ont changé l'univers n'y sont jamais parvenus en gagnant des chefs;
mais toujours en remuant des masses.»

«Le temps est le grand art de l'homme.»

«C'est le succès qui fait les grands hommes.»

«L'homme fait pour les affaires et l'autorité ne voit point les personnes;
il ne voit que les choses, leur poids et leur conséquence.»

«Les hommes ne sont ni généralement bon, ni généralement mauvais,
mais ils possèdent et exercent tout ce qu'il y a de bon et mauvais ici-bas.»

«Un homme, véritablement homme, ne hait point;
sa colère et sa mauvaise humeur ne vont point au-delà de la minute.»

«Presque jamais l'homme n'agit par acte naturel de son caractère,
mais par une passion secrète du moment, refugiée, cachée dans les derniers replis du coeur.»

«Si vous aimez à étudier les hommes, apprenez jusqu'où peut aller la patience, et tout ce qu'on peut dévorer.»

«Bon Dieu! que les hommes de lettres sont bêtes!»




Les Femmes

«La femme est notre propriété, nous ne sommes pas la sienne; car elle nous donne des enfants,
et l'homme ne lui en donne pas. Elle est donc sa propriété comme l'arbre à fruit est celle du jardinier.»

«Rien de plus impérieux que la faiblesse qui se sent étayée de la force; voyez les femmes.»


La France et les Français

«Ce n'est pas possible ; cela n'est pas français.»

«Le peuple français a deux passions également puissantes qui paraissent opposées
et qui cependant dérivent du même sentiment, c'est l'amour de l'égalité et l'amour des distinctions.»

«Les Français se sont pris d'une belle passion pour déshonorer et discréditer eux-mêmes leur gloire.»

«Les Français ne sont pas changés par 10 ans de révolution, ils sont ce qu'étaient les gaulois, fiers et légers.
Ils n'ont qu'un sentiment : l'honneur.»

«On ne fait de grandes choses en France qu'en s'appuyant sur les masses.»

«Le soldat français est plus difficile à conduire qu'un autre.
Ce n'est point une machine qu'il s'agit de mouvoir, c'est un être raisonnable qu'il faut diriger.»

«Tout homme qui estime la vie plus que la gloire nationale et l'estime de ses camarades
ne doit pas faire partie de l'armée française .»


L'Armée

«L'armée c'est la nation.»

«Le meilleur soldat n'est pas tant celui qui se bat que celui qui marche.»

«La première qualité du soldat est la constance à supporter la fatigue, la valeur n'est que la seconde.»




Les Sentiments

«La vie est un songe léger qui se dissipe.»

«Nous naissons, nous vivons, nous mourons au milieu du merveilleux.»

«L'imagination gouverne le monde!»

«Il y a autant de vrai courage à souffrir avec constance les peines de l'âme
qu'à rester fixe sous la mitraille d'une batterie.»

«L'absence guérit les petites passions, il accroît les grandes.»

«Le bonheur tient aux événements, la félicité tient aux affections.»

«L'homme n'a pas d'amis, c'est son bonheur qui en a.»

«Il faut vouloir vivre et savoir mourir

«La mort n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours.»


La Religion

«Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.»

«L'homme n'est jamais si grand qu'à genoux devant Dieu.»

«Tous les hommes sont égaux devant Dieu; la sagesse, les talents
et les vertus mettent seuls de la différence entre eux.»

«Les agresseurs ont tort là-haut; ils ont raison ici-bas.»




La Politique

«De tout temps la facilité et l'ignorance de la multitude ont été la cause de la plupart des guerres civiles.»

«L'Angleterre trafique de tout, que ne se met elle à vendre de la liberté.»

«Il est de la sagesse et de la politique de faire ce que le destin ordonne
et d'aller où la marche irrésistible des événements nous conduit.»

«A tout peuple conquis il faut une révolte.»

«Le coeur d'un homme d'état doit être dans sa tête.»

«La haute politique n'est que le bon sens appliqué aux grandes choses.»

«Si les crimes et les délits augmentent, c'est une preuve que la misère s'accroît,
que la société est mal gouvernée. Leur diminution est la preuve du contraire.»

«Il n'est point de petits événements pour les nations et les souverains:
ce sont eux qui gouvernent leurs destinées.»

«La morale publique est le complément naturel de toutes les lois:
elle est à elle seule tout un code.»

«En politique une absurdité n'est pas un obstacle.»

«Un roi n'est pas dans la nature; il n'est que dans la civilisation.
Il n'en est point de nu; il n'en saurait être que d'habillé.»

«La diplomatie est la police en grand costume.»

«L'art de la police est de ne pas voir ce qu'il est inutile qu'elle voie.»

«Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général,
les hommes politiques les plus médiocres : il ne faut pas les combattre par des paroles,
ils en ont toujours de plus ronflantes que les votres; il faut opposer à leur faconde un raisonnement serré,
logique; leur force est dans le vague, il faut les ramener dans la réalité des faits : la pratique les tue.»




Maximes et Autres

«Sachez écouter, et soyez sûr que le silence produit souvent le même effet que la science.»

«Il faut être plus grand, malgré nous.»

«L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir.»

«Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.»

«La faute est dans les moyens bien plus que dans les principes.»

«Le mensonge n'est bon à rien, puisqu'il ne trompe qu'une fois.»

«Quand on connait son mal moral, il faut savoir soigner son âme comme on soigne son bras ou sa jambe.»

«On ne monte jamais si haut que quand on ne sait pas où l'on va.»

«Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours.»

«On peut donner une première impulsion aux affaires; après, elles vous entraînent.»

«Vous devez tout voir, tout entendre et tout oublier.»

«Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.»

«On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.»

«Intimer un ordre c'est intimider un regard.»

«Le vrai courage, c'est celui de trois heures du matin.»

«On ne fait bien que ce qu'on fait soi-même.»

«En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près.»

«Tous les événements ne tiennent qu'à un cheveu.»

«Qui sait flatter sait aussi calomnier.»

«Le moyen d'être cru est de rendre la vérité incroyable.»

«Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.»

«Le grand orateur du monde, c'est le succès.»

«Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit.»

«Le canon a tué la féodalité ; l'encre tuera la société moderne.»

06.04.2006

biographie de victor hugo

Maidon de Victor Hugo, Paris
Victor Hugo jeune,,
dessin d'Adèle Foucher,
la future Madame Hugo.

Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802. Fils d'un général de Napoléon, il suivit d'abord son père dans le hasard des expéditions et des campagnes, en Italie, en Espagne, où il fut page du roi Joseph et élève au séminaire des nobles de Madrid. Vers l'âge de onze ans, il vint s'établir avec sa mère, séparée à cette époque du général, à Paris, dans le quartier, presque désert alors, du Val-de-Grâce. C'est là qu'il grandit dans une liberté d'esprit et de lectures absolue, sous les yeux d'une mère extrêmement indulgente et assez insoucieuse à l'endroit de l'éducation. Il s'éleva tout seul, lut beaucoup, au hasard, s'éprit, dès quinze ans, à la fois de vers et de mathématiques, se préparant à l'École polytechnique et concourant aux Jeux floraux.

Couronné deux fois par cette société littéraire, nommé par elle maître ès jeux floraux en1820, distingué par l'Académie française en 1817, à l'âge de quinze ans, pour une pièce sur les Avantages de l'étude, s'essayant à une tragédie (Irtamène dont on trouve quelques fragments dans Littérature et Philosophie mêlees), il comprit que sa vocation était toute littéraire, abandonna les mathématiques, et lança en 1822 les Odes. Il obtint une pension de 2 000 francs de Louis XVIII, peut-être pour son livre, peut-être pour un trait de générosité dont le Roi fut touché ; il se maria (1822), et ne songea plus qu'à marcher sur les traces de Lamartine, qui était l'idole du jour.



Maison de Victor Hugo, Paris
Victor Hugo en 1829,
par Devéria

Journaux (Le Conservateur littéraire), romans (Bug-Jargal, Han d'Islande), théâtre (Amy Robsart avec Ancelot, à l'Odéon, chute), vers (Ballades et nouveaux recueils d'Odes) l'occupent jusqu'en 1827. A cette date, il donne Cromwell, grand drame en vers (non joué), avec une préface qui est un manifeste. En 1828 il écrit Marion de Lorme, drame en vers, qui est interdit par la censure, en 1829 les Orientales, en 1830 Hernani, joué à la Comédie française, acclamé par la jeunesse littéraire du temps, peu goûté du public.

La Révolution de 1830 donne la liberté à Marion de Lorme, qui est jouée à la Porte Saint-Martin avec un assez grand succès.

Dès lors Victor Hugo se multiplie en créations. Les recueils de vers et les drames se succèdent rapidement. En librairie, c'est Notre-Dame de Paris, roman (1831), Littérature et philosophie mêlées (1834), Feuilles d'automne, poésies (1831), Chants du crépuscule, poésies (1835), Voix intérieures, poésies (1837), Rayons et Ombres, poésies (1840), Le Rhin, impressions de voyage (1842). – Au théâtre, c'est Le Roi s'amuse, en vers (1839), représenté une fois, puis interdit sous prétexte d'allusion politique, Lucrèce Borgia, en prose (1833), Marie Tudor, en prose (1833), Angelo, en prose (1835), Ruy Blas, en vers (1838), les Burgraves, en vers (1843).


Image trouvée sur Internet
F.-J. Heim (1787-1865),
Victor Hugo vers 1845,
Musée Carnavalet, Paris.

En 1841 il avait été élu de l'Académie française, après un premier échec. En 1845 il fut nommé pair de France. En 1848 il fut élu député de Paris à l'Assemblée Constituante, fonda le journal l'Evénement pour préparer sa candidature à la Présidence de la République, et devint un personnage politique. A la Constituante, il siégea parmi la droite et vota ordinairement avec elle.
Peu soutenu dans sa candidature à la Présidence, mais réélu député de Paris, il siégea à gauche à l'Assemblée législative, se marqua énergiquement comme anti-clérical (Loi sur l'enseignement) et inclina peu à peu vers le groupe socialiste.
Au 2 décembre 1851 il se mêla au mouvement de résistance, et dut prendre la route de l'exil.



Victor Hugo,
photographié par E. Bacot,
au cours de l'exil (détail).

Il se retira en Belgique, puis à Jersey, puis à Guernesey, refusa de bénéficier des amnisties, et ne rentra en France qu'en 1870. Pendant son séjour à l'étranger, il publia Napoléon le Petit, et écrivit l'Histoire d'un crime, pamphlets politiques en prose, Les Châtiments (1853), satires en vers contre les hommes de l'Empire, Les Contemplations, poésies (1856), la première Légende des Siècles (1859), Les Misérables, roman (1862), William Shakespeare, étude critique (1864), Les Travailleurs de la mer, roman (1866), Les Chansons des rues et des bois, poésies (1865), etc.



Victor Hugo en 1882,
par Bastien Lepage

Revenu à Paris sous la troisième république, il vit le siège de 1870 et la guerre civile de 1871, qui lui inspirèrent l'Année terrible, poésies (1872). il donna encore la deuxième Légendes des Siècles, poésies (1877), l'Art d'être Grand-Père, poésies (1877), la troisième Légende des Siècles, poésies (1881), les Quatre vents de l'esprit, poésies (1882).
Il avait été nommé sénateur par le collège électoral de Paris en 1876. Il parla peu. Il vota constamment avec la gauche. Ses opinions politiques d'alors étaient représentées par le journal Le Rappel, fondé vers la fin de l'Empire par ses parents et alliés.

Il mourut le 22 mai 1885, « dans la saison des roses », comme il l'avait prédit quinze années auparavant, à l'âge de 83 ans, comme Goethe. Son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau. Il a laissé une grande quantité d'œuvres inédites qui paraîtront successivement. En 1886 on en a donné deux, le Théâtre en Liberté, et la Fin de Satan, qui n'ont rien ôté à sa gloire.

D'après Émile Faguet, Dix-Neuvième siècle, Études littéraires.
ethttp://archives.ac-strasbourg.fr/

25.03.2006

Eliette Abécassis

Eliette Abécassis (née le 27 janvier 1969 à Strasbourg) est une écrivaine française. Elle a obtenu l'agrégation de philosophie et enseigne la philosophie à Caen. Son père, Armand Abécassis, est un des professeurs les plus renommés du judaïsme. Elle-même est pratiquante et son éducation et sa vie sont baignées de la religion et de la culture juives.

Pour son premier roman Qumran, elle ne s'est pas contentée de ses connaissances préalables sur le monde hébreu, elle a poussé ses recherches jusqu'en Israël, à Jérusalem, à Qumran et est allée aussi aux États-Unis afin d'obtenir le plus de renseignements possibles. Les recherches auront duré trois années. Elles seront payantes: Qumran sort en 1996 et obtient immédiatement un succès énorme, il est alors traduit en dix-huit langues.

L'année suivante est publié L'or et la cendre, l'histoire mystérieuse du meurtre d'un théologue berlinois. En 1998, Eliette Abécassis écrit un essai sur l'origine philosophique de l'homicide : Petite Métaphysique du Meurtre. Son roman suivant, La Répudiée, est finaliste au Grand Prix du roman de l'Académie française et pour le Prix Fémina. Ce roman s'inspire du scénario qu'elle a écrit pour le film Kadosh du réalisateur israélien Amos Gitaï.

En 2001, Le Trésor du Temple relate la suite de Qumran: les deux principaux protagonistes se retrouvent pour enquêter sur le secret du temple de Jérusalem. 2002 apparaît Mon père, roman bouleversant racontant la remise en cause d'une relation père-fille idyllique.

Son roman Clandestin fait partie en 2003 de la sélection de 12 livres du Prix Goncourt.

Bibliographie:

  • Qumran, 1996
  • L'Or et la Cendre, 1997
  • Petite Métaphysique du meurtre, 1998
  • La Répudiée, 2000
  • Le Trésor du Temple, 2001
  • Mon père, 2002
  • Clandestin, 2003
  • La dernière tribu, 2004